Siraba Dembélé : « encore des étoiles plein les yeux »

21 octobre 2016 - 11:01

 

C’est l’entretien du samedi ! Avant le 2e match de la Golden League cet après-midi face au Danemark, Siraba Dembélé s’est prêtée au jeu de l’interview pour évoquer la médaille d’argent conquise à Rio et l’avenir de l’équipe de France.

Vis-tu ta plus belle période de Handballeuse ?
Oui c’est certain. Il y a seulement quelques semaines, j’ai remporté ma plus belle médaille. C’est aussi la plus belle récompense pour le Handball féminin français. J’ai encore des étoiles plein les yeux. Forcément on a envie de surfer sur cette médaille et on espère toutes que la dynamique de l’équipe va continuer.

Comment gérer l’arrivée de nouvelles joueuses dans ce groupe ? Si elles sont timides eu égard à votre parcours à Rio, elles ont néanmoins une carte à jouer. Quel message leur fais-tu passer ?
Arriver dans ces conditions ce n’est sûrement pas facile pour elles mais nous devons évidemment les mettre à l’aise. On ne va pas les laisser à l’écart sous prétexte que nous avons écrit une histoire au Brésil. Notre objectif est d’avoir un plus par rapport à Rio. Elles sont là pour renforcer l’équipe.

As-tu pris le temps de te retourner sur Rio ?
Je suis rapidement partie en Russie rejoindre mon nouveau club de Rostov. Je n’ai pas eu le temps de prendre du recul, de réfléchir sur ce qu’il s’est passé. Bizarrement, je suis passé à autre chose. C’est notre emploi du temps qui nous l’impose je crois. Cette médaille restera toujours et on la savourera longtemps. Malgré mes 30 ans, cette médaille me donne plus de motivation encore.

As-tu revu des images de Rio ?
J’ai revu quelques actions et des images de joie. Cela fait chaud au cœur.

Depuis votre retour en France, as-tu pris plus conscience de la portée de votre exploit ?
Lorsque je suis revenue à Dreux, chaque fois que je sortais de chez moi on m’en parlait. C’est l’effet J.O. dans ma petite ville (rires), les gens s’en souviennent plus que tout autre événement. Ils ont vibré avec nous. Au delà du Handball, on a représenté le sport français. C’est magique de sentir que la France était derrière nous.

La France était menée de 7 buts (12-5) à la mi-temps du quart de finale face à l’Espagne. Que s’est-il passé dans le vestiaire ?
On a d’abord parlé entre joueuses en se demandant ce qui n’allait pas. On a surtout essayé de trouver les solutions aux problèmes pour inverser la tendance. Il n’y avait pas de panique, pas de peur. On y a toujours crû. Même à 10 minutes de la fin, le compte n’y était toujours pas mais on n’a jamais cessé d’y croire.

En demi-finale, face aux Pays-Bas, tu te jettes sur le dernier ballon après un ultime arrêt de Laura Glauser. C’était un réflexe de survie ?
Une victoire se joue à rien, sur une balle qui traîne, des détails. Je vois le chrono, la situation et il y avait une seule chose à faire : se jeter sur la balle et attendre. Que pouvais-je faire d’autre ? J’avais tellement eu les boules à Londres de perdre sur le dernier ballon, que je ne voulais pas que cela se reproduise. C’est sûrement pour ça que je me suis jetée dessus.

Es-tu déjà tournée vers le prochain grand objectif, l’Euro 2018 ?

J’ai du mal à me projeter aussi loin. Et ce n’est parce que nous avons remporté la médaille d’argent olympique que nous sommes arrivées. Il y a encore beaucoup de choses à améliorer et je souhaite déjà qu’à l’Euro 2016 en Suède nous arrivions avec une équipe en progrès.

Ressens-tu la pression de devoir réaliser rapidement un autre résultat pour marquer encore les esprits ?
D’une année à l’autre, d’une compétition à l’autre, il n’y a aucune certitude. Plusieurs équipes peuvent prétendre au podium car le niveau est très homogène. Si nous ne sommes pas sur le podium mais que nous produisons du bon jeu, les spécialistes de Handball n’estimeront pas qu’il s’agira d’une contre-performance.

Espérais-tu être aussi performante à l’âge de 30 ans ?
Franchement pas du tout. Physiquement je suis vraiment bien et depuis 10 ans j’enchaîne, sans avoir connu de blessures graves. Je crois que tout le monde prend conscience que si l’on veut durer dans le contexte international, il faut être solide physiquement. Le secret de la longévité, c’est le travail. Il faut donc continuer à bosser et avoir une bonne hygiène de vie.

Quels sont les objectifs sur cette Golden League ?
Nous repartons sur un nouveau cycle et c’est une compétition propice aux changements et aux essais, sans se préoccuper en premier lieu du résultat. Malgré la défaite jeudi face à la Norvège, j’estime que le contenu du match était intéressant.

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