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Camille Ayglon et Nina Kanto : « C’était un désir depuis longtemps »

13 décembre 2014 - 17:07

Elles mènent une carrière internationale tout en en conciliant leur rôle de maman. Nina KANTO puis Camille AYGLON ont effectué une pause pour donner vie à leur garçon avant de retrouver l’équipe de France avec un sens des responsabilités accru. Elles nous racontent combien le soutien de leur compagnon et de la famille leur apporte de la quiétude et une motivation supplémentaire sous le maillot tricolore.

« C’était un désir depuis longtemps. Je l’avais programmé après la qualification contre la Croatie en juin 2009. J’ai fait l’impasse sur le Mondial 2009 car j’étais enceinte. Je suis revenue pour l’Euro 2010,rapporte Nina KANTO devenue maman, en février de la même année, de Noa. La pivot de l’équipe de France ne cache pas que sans le soutien de ses beaux-parents, elle ne pourrait pas concilier sa vie familiale et sa carrière internationale. « Mon compagnon travaille aussi beaucoup. Ses parents sont encore en activité et prennent parfois des congés pour s’occuper de notre fils. » Ce sont eux qui ont pris la direction de Telki la semaine passée. « J’appréhendais beaucoup ce mois complet sans voir mon fils, confie Camille AYGLON. La fédération est compréhensive et a permis à nos enfants de nous rejoindre trois jours. Je n’étais jamais venue en Hongrie et mon fils a découvert ce pays avant moi car il est arrivé la veille de notre installation. » Maman d’un petit Milo, 16 mois, la Nîmoise apprécie d’autant plus les nouvelles technologies : « un mois c’est long et je me suis demandée s’il allait se souvenir de sa maman. C’est forcément compliqué mais heureusement avec Viber et Skype, cela maintient un lien. » Nina KANTO sourit en rapportant que « leur venue a été une bouffée d’oxygène pas seulement pour nous mais aussi pour le groupe. Les joueuses sont toutes devenues des mamans. »

« Lorsque je suis en échec, je culpabilise doublement car je me dis alors que je les prive de ma présence. Je sais que ce n’est pas bien de penser ainsi car cela me met un trop plein de pression, »regrette Nina tandis que Camille y puise de la sérénité : « si je me prends la tête sur ma performance, cela m’aide plutôt à prendre du recul. Bien sûr je suis impliquée car c’est mon métier et ma passion mais quoiqu’il se passe c’est un match de hand et la vie continue. » Son compagnon, Guillaume SAURINA, assure le quotidien en l’absence de son internationale de femme. « Pendant la saison, on peut passer six heures de la journée à nous occuper de Milo. Je suis persuadée que c’est une chance d’être sportive de haut niveau et de  profiter de mon enfant. »

En dehors des périodes internationales, Camille et Nina jouissent d’un emploi du temps sûrement moins dense que d’autres mamans. « Ce n’est plus vrai aujourd’hui car Noa est scolarisé. Mais quand il était petit je me rassurais en me disant qu’en temps annuel je passais plus de temps avec lui qu’une maman qui travaille à plein temps. En plus, nous retrouver en stage lui fait vivre des expériences et des voyages que je n’ai pas vécus à son âge. Il débriefe tous les matches, il ressent de la fierté et je vois des étoiles dans ses yeux, rapporte la Messine qui n’est pas dupe sur le rôle de son compagnon : je sais que parfois il me cache des choses et il fait tout pour me rassurer mais mon fils, je l’ai dans les tripes, et je sais au son de sa voix comment il va. Après la tétine, son doudou préféré, j’ai pris un petit doudou qui est sur ma table de nuit à l’hôtel », confie Nina. Pour Camille, ce sont les phéromones de son petit qui accompagnent son sommeil pendant cet Euro 2014 : « j’ai emporté un body qui contient l’odeur de Milo : je me mets sur mon front pour dormir. Je l’ai changé en Hongrie mais je ne sens déjà plus rien. Amandine LEYNAUD avec qui je partage la chambre me dit pourtant qu’elle sent Milo à 10 km. »

Si toutes deux se projettent sur les Jeux de 2016, elles assument totalement leur choix. « Je suis tombée enceinte au moment où j’explosais et que je recevais des propositions de clubs étrangers. Je sais quand je vais m’arrêter car je veux un deuxième enfant. Mais avant il y a les Jeux à Rio-de-Janeiro,avance Nina. « Nous sommes deux bons exemples de la possibilité de faire un enfant pendant une carrière internationale, fait remarquer Camille AYGLON. Faire cet enfant a été mon choix. Certains ont pu y voir un manque d’ambition mais je suis là aujourd’hui. Je me suis mentalisée avec l’objectif de revenir au haut niveau et d’aller à Rio. »

 

Pour tout savoir sur l'Euro consultez le site officiel : http://huncro2014.ehf-euro.com

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