Nikola KARABATIC : "Amener l’équipe vers de nouvelles victoires"

23 octobre 2014 - 05:35

Avec Barcelone, Nikola KARABATIC a déjà remporté un premier titre cette saison en s’adjugeant le Super Globe au Qatar : il visera encore cette année le championnat ibérique et surtout la Ligue des Champions. Le club catalan a effectué de bons débuts avec six victoires en autant de rencontres. Nikola KARABATIC livre ses ambitions pour la saison 2014-2015 avec un prochain rendez-vous en bleu le 30 octobre à Chambéry face à la République tchèque, premier match de qualification à l’Euro 2016.

La première compétition de la saison s’est bien déroulée avec la victoire du Super Globe à Doha…
C’était une bonne manière de préparer la saison et en même temps de prendre des repères en vue du Mondial.


Ce Super Globe a délivré une finale surprenante, non ?
La finale attendue était Barcelone – Flensburg, la revanche de la demi-finale de la dernière Ligue des Champions. Et finalement nous avons affronté Al Saad Sports qui a battu Flensburg en demies. Si Al Saad est bien aidé par des Européens, il y a aussi des joueurs locaux et le niveau d’ensemble est en net progrès. Ce tournoi est vraiment devenu intéressant.


Le Mondial 2015 se tiendra en janvier au Qatar, as-tu pris des repères ?
Dans le cadre d’un accord avec Montpellier, j’avais disputé cette épreuve il y a trois ans sous les couleurs d’un club qatari. Depuis, chaque année, j’ai constaté une vraie amélioration, à tous points de vue. Il y a d’abord cette nouvelle salle dédiée uniquement au hand, qui est superbe. Du côté de l’organisation, c’est vraiment monté d’un cran avec le travail des volontaires. Cela ressemble à ce qu’on peut trouver sur un Mondial ou un Euro. Je n’ai pas pu visiter les autres salles car nous avons disputé cinq matches en six jours. Mais mon ami Didier DINART, qui était présent avec le staff de l’équipe de France, m’a transmis des photos et des vidéos de notre hôtel et de la salle où nous disputerons le 1e tour du Mondial.


Depuis le rassemblement aux Antilles début juin, as-tu échangé avec le staff de l’équipe de France ?
On s‘est brièvement croisé à Doha. Pendant l’été, j’ai été en contact avec Pierre SÉBASTIEN (médecin de l’équipe de France) car j’ai subi une opération du coude : je ressentais une douleur depuis les J.O. de 2008. Et j’ai été victime d’une thrombose au mollet. Pierre a rendu compte de l’évolution à Claude ONESTA.


Cet été était propice à une période de repos car l’équipe de France était dégagée des qualifications pour le Mondial…
Remporter le championnat d’Europe nous a en effet évité de passer par les qualifications qui ont coûté cher à de grosses équipes. Cela nous a permis de nous rendre aux Antilles pour décompresser et étrenner le titre de champion d’Europe. Puis j’ai pu me soigner et partir en vacances. L’an prochain nous aurons les qualifications à l’Euro puis j’espère qu’en 2016, l’été sera encore plus court avec les J.O. de Rio-de-Janeiro. 


Avec Barcelone, vous avez été sacrés champions sans concéder la moindre défaite. Quels nouveaux challenges vous êtes vous fixés ?

On essaie en effet de se fixer des objectifs très élevés. On nous prédisait ce titre et c’était bien de le gagner de cette façon. Pour cette nouvelle saison, on a le même objectif sachant tout de même que quelques équipes se sont renforcées et que certaines intègrent des jeunes joueurs de qualité. Le championnat n’est pas si faible qu’on veut bien le dire.


Certes mais comment faire pour se mettre au niveau de la Ligue des champions ?
C’est notre pain quotidien. On sait qu’on va gagner la plupart des matches de championnat mais on s’investit beaucoup. On essaie de jouer chaque match avec la même intensité que s’il s’agissait de  Flensburg face à nous. Le championnat doit nous servir pour bien travailler et bien nous préparer. À chaque poste, nous avons 2 à 3 joueurs de très haut niveau, ce qui nous permet d’avoir des rotations et de ne pas laisser trop de plumes.

L’équipe de France est championne d’Europe et pourtant elle doit passer par les qualifications…
D’un côté, c’est plus intéressant de jouer des matches officiels avec un enjeu au bout mais il y a le risque de ne pas se qualifier car nous avons dans notre groupe avec la République tchèque, la Macédoine et la Suisse. On jouera face à aux Tchèques à Chambéry puis à Bale face à la Suisse. Je suis impatient de retrouver mes coéquipiers et je sais qu’il y aura une grosse ferveur du public avec nous.


Les prochains matches officiels se disputeront au Qatar avec le Mondial 2015. Quelle est ton ambition ?
De 2006 à 2010 nous avons vraiment tout gagné mais en 2012 nous avons été rapidement éliminés de l’Euro puis, lors du Mondial 2013, on a perdu en quarts. OK, on a été champion olympique en 2012 puis champion d’Europe cette année mais nous, les plus anciens de l’équipe, on sait que cela tient à un fil. Et personnellement cette incertitude me pousse, pour le plaisir de gagner et d’amener l’équipe vers de nouvelles victoires. C’est le graal recherché par tout sportif de haut niveau.


Tu fais partie des plus anciens. Cela fait exactement 12 ans déjà que tu portes le maillot de l’équipe de France…
J’ai commencé à 18 ans ! Même si à 30 ans, je ne suis pas vieux, je me situe maintenant dans la 2e moitié de ma carrière. Je me retourne parfois sur ces années et je me dis que cela fait un moment… C’est très long mais je n’ai pas raté de compétition majeures, j’ai beaucoup de supers souvenirs et j’ai gagné plein de titres. Je me sens privilégié et j’ai bien envie que cela continue. J’aurai plein d’histoire à raconter.


Après le Mondial 2007, le prochain championnat du monde se déroulera en France. Évoques-tu déjà cet événement avec tes coéquipiers ?
On n’en parle pas encore entre nous. Le sport de haut niveau est incertain et tout peut aller vite. Six mois dans notre activité, c’est long, alors trois ans… Mais ce Mondial 2017 est déjà dans ma tête. En 12 années de carrière en équipe de France, je n’ai jamais disputé une grande compétition à domicile. J’ai déjà joué en Croatie et en Serbie… mais jamais en France ! En 2001, je venais d’intégrer le collectif de Montpellier et j’avais suivi le championnat du monde à la télévision. L’événement et le parcours de l’équipe de France m’avaient fait rêver. J’attends vraiment ce rendez-vous de 2017 : j’espère avoir la chance de le disputer. On sera attendu, ce sera difficile, il faudra se transcender. 


En septembre, les basketteurs et les volleyeurs ont réalisé de superbes parcours aux championnats du monde. As-tu pris le temps de suivre leurs matches ?
Je suis un grand supporter des équipes de France. J’ai aussi suivi la Coupe du monde de foot au début de l’été. Avec les basketteurs et les volleyeurs, c’est particulier parce qu’on se côtoie et on participe ensemble aux J.O. Il y a une petite émulation entre nous et bien entendu aucune jalousie. Nous, les handballeurs, on est content d’être devant au niveau du palmarès… On essaie de monter l’exemple aux autres (rires). Franchement cela fait plaisir de voir les copains des autres sports monter sur les podiums.

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